Un Français dans l’espace

Publié le par Bernard Monnier

 

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Seul le vol humain dans l’espace permet d’exciter l’imaginaire collectif de façon à prélever sans douleur sur les fonds publics. 



Qu’elle soit cérébrale ou matérielle, 
la misère est le fondement de la société de l’argent ! 
(Le malade,  l’industrie première.) 

GENS QUI RIENT.  GENS QUI PLEURENT. 






Un Français dans l’espace 




C’est à croire que le seul intérêt d’envoyer des hommes dans l’espace est de nous montrer des images fabriquées en studio. 




Quel est l’élément qui favorise l’imaginaire ? 
Ce n’est pas un hasard si,  dans les écoles,  on n’enseigne plus la mécanique fondamentale.  Moins un élève en sait,  mieux cela vaut.  L’important,  c’est de comprendre non pas de savoir.  C’est l’ignorance qui va favoriser l’imaginaire et non pas le savoir.  En cela,  on peut compter sur le dévouement sans compter des enseignants. 


Le comble
 
Les images qui,  pour le public,  représentent le mieux un homme évoluant en état d’apesanteur,  seraient précisément des images totalement impossibles à réaliser en condition réelle. 

Bien sûr,  le trafic des images est criard.  Un œil averti est capable de déceler l’imposture. 
Oui !  Mais voilà !  Pour qu’un spectateur soit averti,  il ne faut pas compter sur la télé.  Les séquences litigieuses sont réduites à quelques fractions de seconde.  Les millions de spectateurs sont habitués à tout prendre pour argent comptant et à consommer sans retenue les images qu’on leur met sur leurs écrans. 


Pourquoi envoyer des hommes dans l’espace ?
 
Le scientifique de la télé,  celui qui découvre à chaque fin de mois une feuille de paye au CNRS,  nous répond et nous explique bien. 

Le vol humain dans l’espace est indispensable pour observer l’éclosion des larves de mouches ou la ponte des grenouilles en apesanteur.  Ou encore,  contrôler des expériences réalisées en piscines.  Etc.  Etc. 


On observera là,  l’importance du « Etc. »
 
En effet,  il est déterminant de libérer l’imaginaire du public.  Quand un individu a une idée et l’explique aux autres,  son idée est forcément bonne  (et la meilleure,  par définition). 
Dans ce domaine,  tout délire est autorisé.  Certains ne se privent pas.  C’est du délire ! 


Les Français n’ont pas le monopole de la connerie humaine.
 
Ce jour-là,  ce n’est pas des cuisses de grenouilles,  ni des larves de mouches que l’on envoie dans l’espace.  On envoie un Français. 

Exceptionnellement,  on vous épargnera cet humour facile qui nous est si cher. 
On constate qu’il est devenu de tradition d’envoyer dans l’espace des représentants de chaque pays.  La connerie humaine n’est donc pas un monopole français. 
Néanmoins,  si l’on prend soin d’envoyer un représentant de chaque pays dans l’espace,  il existe peut-être un intérêt que l’on ne nous dit pas. 


Voilà donc notre Français enfin dans l’espace.
 
Les journalistes se déchaînent.  On apprend et on découvre plein de choses qui nous intéresse beaucoup.  Notre intrépide et courageux spationaute est issu d’une famille modèle. 
On découvre qu’il a des parents.  On applaudit bien fort.  On apprend aussi que notre héros a des enfants.  On est comme dans un jeu télé.  En tous cas,  le public est censé être le même. 
Bref !  Aujourd’hui,  le courage passe avant tout par avoir des enfants.  Si tu as des enfants,  t’es un héros.  Si tu n’as pas d’enfant,  t’es un zéro ! 

Le héros a aussi fait des études.  Beaucoup !  Il a des tas de diplômes et est écrasé sous les titres de qualité.  Dans sa spécialité,  c’est un vrai spécialiste.  Ce spationaute Français est le meilleur.  Vraiment,  on ne pouvait choisir mieux. 


Travail + courage = réussite.
 
De retour sur le plancher des vaches,  notre brillant héros de l’espace fait l’objet d’une interview effectuée par un journaliste tout aussi brillant.  (Pour l’espace,  tout est brillant.  Mais attention !  Tout ce qui brille n’est pas or.) 

La qualité de l’interview est parfaite.  Les idées sont précises,  les mots sont prononcés clairement dans un français bien de chez nous. 
Visiblement,  cette interview est destinée à la France profonde.  Plus précisément et pour être clair,  cette interview est destinée à atteindre les profondeurs cérébrales des intellectuels et assimilés. 

Sans hésitation,  notre courageux Français nous fait l’apologie du travail,  du courage,  de la persévérance,  du savoir qui aboutit à l’exploit humain.  (On s’y voit.) 


Se plier aux contraintes pour réaliser l’exploit.
 
On apprend que les préparatifs d’un vol sont longs,  laborieux et nerveusement très pénibles.  En revanche,  pour rejoindre la station spatiale en orbite à 400 km de la Terre,  le vol par lui même ne dure qu’une dizaine de minutes. 


Performance exemplaire
 
La vie en promiscuité à cinq personnes pendant des semaines dans une station orbitale nécessite des qualités humaines exceptionnelles.  (Ça,  c’est sûr !) 


C’est dur d’être un héros.
 
La nourriture lyophilisée est désagréable et notre spationaute français a perdu 3 kg en deux semaines. 


Supériorité de l’homme
 
Le spectacle de la Terre vue de l’espace est fabuleux et est difficilement descriptible.  Les effets de lumières sont tels qu’aucun appareil photo ne peut rendre l’image de la réalité qui s’offre aux yeux.  Il faut le voir soi-même pour le croire.  (Ben mon con !) 


Travail exemplaire
 
L’avantage de l’apesanteur est que les mouvements sont moins fatigants.  Le travail est grandement facilité.  C’est ainsi qu’il est parfaitement supportable de ne dormir que quelques heures par nuit (de 2 à 6 heures). 


Et voilà !  Notre héros,  super scientifique,  vient de produire sa première gaffe.
 
À la télé,  les images que l’on nous présente donnent l’impression qu’en état d’apesanteur,  les corps humains ou les objets perdent toute inertie.  Un corps humain semble avoir l’inertie d’une plume et évolue telle une balle de ping-pong. 
Et ben NON !  Le poids d’un objet varie en fonction de l’altitude à laquelle il est pesé.  En finale,  en état d’apesanteur,  il devient impesable.  Néanmoins,  l’inertie de l’objet reste immuable.  C’est comme ça ! 
Heureusement,  d’ailleurs !  On imagine les astres sans inertie.  Nous ne serions pas là pour le voir. 

C’est précisément par cet artifice  (Il y en a d’autres)  de disparition d’inertie que l’on reconnaît au premier coup d’œil les images trafiquées.  Quand le corps humain prend l’inertie d’une plume,  c’est qu’il y a tricherie sur l’image. 
Désolé !  En état d’apesanteur,  l’inertie du corps humain et des objets rendent les mouvements et le travail aussi pénibles que sur Terre.  Cela,  à la condition de travailler vraiment. 


Tout n’est pas facile.
 
Mister La-Plume n’est pas en reste.  Il nous explique qu’il faut faire très attention aux conséquences de la non-gravité. 
En apesanteur,  les objets ne tiennent pas en place.  Ils flottent dans le vide.  Et,  si l’on n’y prend garde,  on peut les perdre.  Dans la promiscuité d’une station orbitale,  rechercher des objets peut faire perdre des heures précieuses de travail.  (On pleure pour lui.) 


À quel moment tout bascule.
 
Mister La-Plume dans sa jeunesse a certainement été un élève surdoué.  Il a échappé aux activités manuelles des jeux d’enfants.  Il n’a fait que lire dans les bouquins. 
L’élève surdoué a visiblement sauté des classes.  Précisément,  les classes où l’on apprend la mécanique fondamentale. 
Pour Mister La-Plume,  les lois fondamentales se limitent à des noms d’auteurs et,  quelquefois,  à une récitation stérile d’un théorème que Mister La-Plume n’a pas assimilés. 
(On en connaît d’autres.  C’est le cas de la plupart des enseignants.  Ceci explique bien des choses.  Un théorème qui n’a pas été assimilé ne peut être exploité.  L’assimilation passe par une répétition de la mise en pratique.) 


En revanche,  Mister La-Plume n’a pas raté les cours de comédie.
 
Mister La-Plume récite à la perfection les mots que l’auditeur attend de lui.  Inconsciemment,  l’auditeur se regarde dans ce héros à visage humain.  Héros qu’il aurait rêver d’être sans jamais chercher à y parvenir.  (Heureusement !) 


La pièce maîtresse du mensonge
 
Mister La-Plume est avant tout un parfait comédien  (Seulement un comédien).  Dans l’esprit du public,  Mister La-Plume produit mieux que réelle l’image du spationaute.  Il répond à la demande.  Mais,  il prend aussi l’auditeur pour ce qu’il est.  (…) 

En effet,  Mister La-Plume a simplement ignoré une loi de physique élémentaire que chacun a entendu énoncer au moins une fois dans sa vie :  « Les corps s’attirent ». 

Dans l’espace,  en situation de gravité zéro,  un objet abandonné,  non magnétisé,  se dirigera de lui même vers la masse de matière la plus proche et y restera au contact. 
Pour ne pas perdre un objet,  il suffit de l’appliquer sur une paroi ou un autre objet. 


Conclusion
 
Notre super scientifique,  bardé de titres et de diplômes,  a encore témoigné de quelque chose qu’il ne connaît pas. 

Ce faux témoignage nous est un peu coûteux,  il est vrai.  Mais,  l’enjeu est important. 


Les mensonges font tellement de bien aux croyants. 



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http://www.cnes.fr/web/3389-michel-tognini.php 



 

Un intellectuel,  c’est un mec. … Il est capable d’expliquer de long,  en large,  de haut et de travers,  comment la machine elle marche !  … Y-a pas de machine.  Le mec ! 

- « Dis papa !  C’est bien payé,  le métier d’intellectuel ? 
Assurément,  mon fils !  Dans un monde en pleine accélération face à un mur,  un travail de menteur,  c’est ce qui gagne le mieux ! » 



 

 

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Bernard Monnier 21/01/2010 21:08


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Commentaire du15/01/2010 à 14h09 de Lestat 194.11.167.154 supprimé.
Ils ne savent ni lire ni écrire. Ils n’ont aucune connaissance en rien. Ils ne connaissent que les insultes et les attaques personnelles (de curés). Ils sont des animateurs de la misère cérébrale
imposée par Google. Ils ont marchés sur la lune.
Bernard Monnier

GOOGLE, Blog-spot, Le Post
http://echofrance.monblogue.branchez-vous.com/


bernard Monnier 16/10/2009 17:04


En matière de vol humain dans l’espace, nous ne sommes pas au bout de nos surprises.
À ce jour, toutes les images de l’homme dans l’espace que l’on nous a montrées sont des images grossièrement bidonnées. Des images justes bonnes à jeter aux croyants.
Bernard Monnier